Une équipe de recherche australienne aurait découvert un biomarqueur pour le SFC

biomarqueur syndrome de fatigue chronique

Une équipe de recherche australienne aurait découvert un biomarqueur pour le SFC, et est maintenant à la recherche de partenaires pour mettre un test de dépistage sur le marché.

L’étude a été conduite sur 23 patients atteints de SFC/EM, 11 patients atteints de sclérose en plaques, et 30 contrôles saints. Chez les patients atteints de SFC/EM, un biomarqueur appelé CD127 est réduit de manière significative sur tous les sous-ensembles de cellules CD8+ T. L’expression du gène PSGL-1 (eP-selectin glycoprotein ligand-1st ) est également réduite de manière significative.

L’article : https://app.secure.griffith.edu.au/news/2016/03/01/screening-test-for-chronic-fatigue-syndrome-on-its-way/

Une recherche révolutionnaire à l’université de Griffith pour le Syndrome de Fatigue Chronique ouvre la voie au développement d’un outil de dépistage pour la maladie.

L’équipe de recherche du NCNED (Centre National pour la Neuroimmunologie et les Maladies Emergentes), Menzies Health Institude Queensland, a identifié des nouveaux marqueurs qui peuvent être utilisés pour dépister les patients et est maintenant à la recherche de partenaires chez les fournisseurs d’outils de diagnostic pour mettre sur le marché un test. Le test de dépistage pourrait être bénéfique à toutes les personnes présentant les symptômes de la maladie.

« Sur les 4 dernières années, avec le support du gouvernement de Queensland et des donateurs philanthropiques, nous avons identifié des marqueurs uniques chez les patients atteints de SFC », annonce le Professeur Marshall-Gradisnik.

« Ce test de dépistage pourrait devenir un standard en laboratoire pour amener un diagnostic plus sûr et moins coûteux pour le SFC. A l’heure actuelle les patients peuvent être soumis à un nombre conséquent de tests pour diagnostiquer le SFC, ce qui implique un coût significatif pour le système de santé.

« Le SFC, aussi connu sous le nom d’Encéphalomyélite Myalgique (EM), affecte jusqu’à 400000 australiens, dont beaucoup sont confinés à leur domicile ou à leur lit. Les patients sont isolés et même stigmatisés par l’incrédulité face à leur maladie.

« Cette maladie a longtemps été difficile à diagnostiquer, les personnes atteintes peuvent rester des mois sans recevoir l’aide et l’attention qu’ils nécessitent. Nous sommes confiant dans le fait que le nouveau test de dépistage en ce moment en développement amènera un dépistage efficace et précis pour les personnes atteintes de SFC. Ce test pourrait également être utilisé pour surveiller et suivre la progression de leur maladie, » selon le Professeur Staines.

 

Une recherche innovante

 

Le développement de ce test de dépistage et le dialogue actuel avec les partenaires reflète la recherche innovante en cours pour amener de meilleurs résultats pour la santé des patients atteints de SFC en Australie.

La sensibilisation et le support pour le SFC prend de l’élan en Australie, avec notamment un appel récent du SEC (Senate Estimate Committee) à augmenter la recherche et les fonds concernant la maladie.

2 commentaires sur “Une équipe de recherche australienne aurait découvert un biomarqueur pour le SFC

  1. Je ne veux pas paraître rabat-joie, mais je ne suis pas spécialement enthousiasmée par cette annonce.

    Plusieurs raisons à ma défiance :

    – cette équipe a déjà fait de nombreuses annonces similaires, sans que rien de concret ne suive.

    – Même si la recherche sur laquelle se base cette annonce était prometteuse, la mise au point
    d’un biomarqueur est un processus très long et semé d’embuches. (réplication des trouvailles par d’autres labo, étude de la spécificité et de la sensibilité, taux de faux positifs et négatifs…) Plus que prématuré de crier qu’un biomarqueur est pour demain.

    – L’étude même à l’origine de cette annonce n’est pas nouvelle. Elle a suscité pas mal de critique pour le manque de rigueur de sa méthodologie. (Notamment sur la manière de calculer les pourcentages pour trouver des différences statistiques, je passe les détails parce que je ne suis pas sûre de tout bien comprendre)

    En tant que patiente, je suis limite énervée par ce genre de proclamation et par la légèreté des équipes de recherche qui font dans ce type de sensationnalisme. Nous sommes dans
    une situation extrêmement difficile à vivre (parcours du combattant pour avoir un diagnostic, pas de traitement efficace, mépris d’une bonne partie du corps médical, qui s’ajoute au fait de subir une maladie très invalidante). On a un besoin vital de bonnes nouvelles. On se raccroche au moindre espoir. Et ça finit souvent en déception terrible. On a surtout pas besoin de faux-espoir.

  2. La lecture des divers articles de votre site m’encourage: enfin! ça bouge un peu partout dans le monde. La maladie commence à être prise au sérieux. Une équipe finira bien par trouver …

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